Pourquoi c’est une révolution
L’intervention, connue sous l’acronyme TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation), permet de remplacer une valve aortique défaillante sans ouvrir le thorax. L’opération est réalisée via une incision minime et l’utilisation de cathéters, ce qui réduit considérablement les risques opératoires, un atout particulièrement important pour les patients âgés ou fragiles. Selon le Lieutenant‑Colonel Mouhamed Chérif Mboup, chef du service de cardiologie de l’établissement, ce programme constitue « un bond qualitatif immense pour la cardiologie sénégalaise » et représente « un espoir pour des centaines de patients souffrant de sténose aortique sévère ».
Vers une meilleure prise en charge nationale
Jusqu’à présent, des patients nécessitant ce type d’intervention devaient se tourner vers l’étranger, impliquant des évacuations sanitaires coûteuses et de longs déplacements. Grâce à ces premières TAVI, le Sénégal renforce l’offre nationale de soins spécialisés, un pas important pour l’autonomie du système de santé. De plus, cette avancée pourrait faire jurisprudence pour la sous‑région, ouvrant la voie à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest pour développer des capacités similaires.
Un événement scientifique et pédagogique
En marge de cette double implantation historique, l’hôpital a programmé une session d’enseignement post‑universitaire (EPU) le même jour. Cardiologues, chirurgiens cardiovasculaires, internes, étudiants seront réunis pour échanger sur les innovations en cardiologie interventionnelle, et débattre des implications cliniques de la TAVI dans la région. Les médias sont invité·es à couvrir l’événement.