Un nouveau coup de tonnerre politique a frappé la Guinée-Bissau. Dans la nuit de samedi à dimanche, un groupe de militaires a annoncé à la télévision nationale avoir pris le « contrôle total du pays », mettant fin au régime du président Umaro Sissoco Embaló.
Un communiqué lu par le Général Denis N’canha
Le Général Denis N’canha, figure influente de l’armée bissau-guinéenne, est apparu en uniforme devant les caméras pour proclamer qu’il est désormais le nouveau président de la République, affirmant agir « pour la stabilité et la sauvegarde de la nation ». Selon les militaires, le pouvoir civil en place aurait « mis en danger la sécurité du pays » et « violé les intérêts du peuple », justifiant ainsi leur intervention.
Fin du règne d’Umaro Sissoco Embaló
Élu en 2019, Umaro Sissoco Embaló voit son mandat brutalement interrompu. Le communiqué militaire a officiellement annoncé la dissolution des institutions, accentuant l’incertitude politique dans un pays déjà marqué par plusieurs coups d’État depuis son indépendance.
Tension et incertitude à Bissau
Des témoignages locaux rapportent une présence militaire renforcée autour des bâtiments officiels et des axes stratégiques de la capitale. Les frontières terrestres et aériennes pourraient être contrôlées dans les prochaines heures, selon plusieurs sources. La communauté internationale n’a pour l’instant pas réagi, mais une vague de condamnations est attendue.